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Isabelle de BREMOND d’ARS sur RADIO COURTOISIE  avec Maître TREMOLET de VILLERS et Maryvonne /  Libre Journal 19 octobre 2017 , sur le thème de « l’édition libre » : clic sur le lien  :   Interview Isabelle de BREMOND d’ARS IBACOM éditions

 

À l’heure de l’Internet et des réseaux, éditer son livre peut se faire par d’autres biais que ceux d’une maison d’édition classique. C’est ce que propose IBAcom, éditeur et diffuseur de livres sur mesure. Cette structure éditoriale propose des solutions souples, efficaces et professionnelles pour mener à bien tout projet éditorial ; le déroulement du process éditorial est décrit aux pages Éditer et Diffuser.

Mais, auparavant, faisons donc un tour dans la jungle éditoriale pour mieux appréhender la difficulté à se faire éditer, de nos jours, par les voies classiques …

La jungle éditoriale

Avez vous déjà affronté la jungle éditoriale ? C’est le parcours du combattant. Le volume des publications papier ne cesse d’augmenter d’année en année, malgré la croissance de « l’édition numérique »(1). Ce défi, les maisons d’édition classiques ont du mal à le relever, tant la chaîne éditoriale est encombrée. Éditeurs, commerciaux, attachés de presse, commerciaux, journalistes, librairies, vendeurs : tous sont submergés par le volume des publications qu’il faut diffuser, vendre, toujours plus… Un livre, une fois « placé »(2) en librairie, atterrit généralement sur un de ses rayonnages, où il est rangé selon une nomenclature bien précise. Au mieux, il est placé quelques jours sur une des tables pour y être feuilleté… le seul endroit où l’on peut le découvrir en trois dimensions. Parfois, il reste dans son carton resté clos, entassé dans l’arrière-boutique et finit par être renvoyé tel quel au bout de quelque temps… Si le livre marche bien, tant mieux. Mais il faut savoir que sa durée de vie moyenne se réduit comme une peau de chagrin, une à deux semaines, parfois un peu plus… Quant aux invendus, ils sont renvoyés aux éditeurs qui doivent alors rembourser : ce sont les «retours»(3), la plaie à retardement des petites maisons d’édition dont le chiffre d’affaires peut alors fondre comme neige au soleil avant de disparaître.

Bien des maisons d’édition – dont beaucoup débauchent et externalisent leurs services – reçoivent tant de manuscrits que les couloirs en sont encombrés. La plupart d’entre eux sont lus par des stagiaires avant de franchir le cap d’un comité de lecture… Pour un auteur qui souhaite se faire connaître, l’envoi d’un premier manuscrit à plusieurs maisons d’édition relève du marathon, à commencer par sa présentation. Un calibrage (4) spécifique est exigé sans quoi il ne sera même pas lu… Il lui faut ensuite sélectionner les maisons d’édition susceptibles d’accepter son tapuscrit, ce qui présuppose un choix judicieux dès le départ : savoir à qui adresser telle biographie romancée ou tel essai politique, ou encore, tel recueil de poésie… tout ceci implique des recherches pour cibler la bonne maison. Il faut ensuite procéder à de multiples envois dont le poids finit par coûter bien cher en frais postaux. Puis il faut patienter… parfois longtemps, relancer, re-relancer… et s’attendre, au bout de plusieurs semaines dans le meilleur des cas, à recevoir une lettre de refus courtoise. Quant au précieux document, il faut aller le rechercher ou adresser une enveloppe timbrée pour le récupérer avant qu’il ne soit détruit… Bref, pour un auteur, c’est un challenge éprouvant et les chances de voir son tout premier manuscrit publié sont souvent ténues. Comme quoi, vouloir passer par la grande porte c’est découvrir qu’elle est… étroite

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(1) 75000 titres en 2014
(2) Les Diffuseurs se chargent, via leurs commerciaux, de vendre un titre à des librairies pour le compte d’une maison d’édition. Les Distributeurs gèrent la logistique : stockage, livraisons, facturation comptabilité.
Ces services représentent, pour un éditeur, environ  70% du prix de vente d’un livre.
(3) Retour des invendus : dans le système éditorial classique, les librairies commandent au diffuseur un total de X… exemplaires d’un titre, ce qui permet à l’éditeur, dès qu’il connait la quantité de pré-ventes, de décider d’un tirage et d’engranger le fruit des ventes dès livraison aux libraires. Quand, après quelques semaines, les invendus sont retournés à l’éditeur, celui-ci doit alors les rembourser aux librairies. Cela fait partie du risque du système de ce type d’édition qui fragilise nombre de petits éditeurs.
(4) Peu le savent mais cette présentation : 1500 signes et 25 lignes par page, le tout en recto, est exigée par la plupart des grandes maisons d’édition, soucieuses, en cas d’intérêt pour ledit manuscrit, de ne pas avoir à le recalibrer pour en estimer le coût de fabrication.